La loi française EGAlim a acté en novembre 2019 et pour une durée de deux ans, la mise en place à titre expérimental d’un menu végétarien dans la restauration scolaire au moins une fois par semaine.

Afin d’évaluer l’effet de la loi, la Direction générale de la Santé et la Direction Générale de l’Alimentation ont interrogé L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation) pour définir :

1) l’impact de l’introduction de menus sans viande ni poisson sur les apports nutritionnels d’un enfant scolarisé en école primaire ;

2) des fréquences hebdomadaires recommandées (maximales ou minimales) pour les plats végétariens.

Dans sa première réponse, l’Agence indique qu’un menu végétarien hebdomadaire en restauration scolaire peut contribuer à la couverture de l’ensemble des besoins nutritionnels des enfants, à la condition qu’il soit équilibré et que l’offre végétarienne prenne mieux en compte l’intérêt des apports en légumineuses et en céréales complètes.

Dans sa seconde réponse, l’Agence souligne que l’augmentation du nombre de menus sans viande ni poisson, sous réserve de la condition évoquée ci-dessus, ne modifie pas l’équilibre nutritionnel des enfants. Il n’est donc pas pertinent de proposer une fréquence maximale de tels menus.

Pour parvenir à ce résultat, l’Agence a comparé des compositions de menus végétariens et non végétariens proposés dans les cantines scolaires d’une part, et simulé l’évolution des apports nutritionnels suite à l’introduction de menus végétariens d’autre part.